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Conseils analystes financiers : gardez l'esprit critique !

La transition entre les conseils de la presse boursière et les analystes financiers est facile car ce sont en général les analystes financiers des sociétés de bourse qui alimentent la presse financière avec des prévisions de résultats des sociétés, des recommandations sur les titres et des analyses boursières sectorielles. Même si certains analystes sont très intelligents et très compétents, ils ont souvent le même comportement moutonnier et court termiste que l'on retrouve dans les médias ou sur les forums boursiers.

Pourquoi les analystes révisent-ils en permanence leurs avis et se trompent-ils aussi souvent (bulle internet en 2000 ayant conduit à de nombreuses condamnations de sociétés de bourse à Wall Street ? Crise des subprimes plus récemment) ?

Prenons l'exemple de l'action Alcatel et de son suivi par Goldman Sachs :

 Date de l'avis Avis  Objectif de cours 
 25/04/2007 Achat  11,2 
 12/06/2007 Achat 11,5
 01/08/2007 Neutre  9,5
 14/09/2007 Neutre  7
 22/01/2008 Vente  3

Les analystes ont donc changé 5 fois d'objectifs et 3 fois d'avis en seulement 9 mois accompagnant tranquillement la dégringolade du titre et démontrant des capacités d'anticipation très réduites !

Cours de l'action Alcatel en 2007-2008 Quelles sont les raisons de ce type de comportement ?

Les sociétés de bourse se rémunèrent par le biais des frais de courtage, les achats et les ventes de titre fréquentes génèrent plus de commissions, les avis boursiers donnés sur les actions changent souvent pour inciter leurs clients à passer plus d'ordres de bourse.

Par ailleurs, les performances des analystes en ce qui concerne les prévisions de résultats sont « benchmarkées », c'est-à-dire qu'elles sont sans cesse comparées aux prévisions des autres analystes, ce qui n'incite pas à aller contre le marché. Mieux vaut avoir tord avec l'ensemble du marché que de prendre le risque d'avoir tord seul en prenant une recommandation indépendante.

Pour connaître un peu ce milieu, je peux vous assurer que les analystes financiers opérant sur le marché français ont en général suivi des études similaires (Grandes Ecoles, DEA finance Paris..), travaillent au même endroit (centre de Paris) et se connaissent entre eux. Bref pas facile de développer une opinion indépendante !

Proximité avec le management : les analystes financiers de Goldman Sachs, Exane, Société Générale rencontrent régulièrement les PDG et directeurs financiers des sociétés qu'ils sont sensées évaluer et noter. Une connivence s'instaure, un avis trop négatif ou agressif sur une valeur pourrait conduire les dirigeants à ne plus recevoir l'analyste voire à poursuivre la société de bourse en justice (exemple de LVMH qui a assigné en justice Morgan Stanley et gagné le procès au motif que ses analyses financières systématiquement négatives entre 1999 et 2003 ont nui au groupe français.

De plus les banques et les sociétés de bourse ont des produits et des services à vendre aux sociétés qu'elles notent : produits de gestion de trésorerie, services de conseils en introduction en bourse ou placement de titre dans le cadre d'une augmentation de capital, fusion acquisition, dettes, produits de couverture de change

Même si sur le plan déontologique, on parle de chinese walls, séparation entre les différentes activités des banques, il n'est pas facile de dire que l'action de votre client est pourrie !

Autre principe hérité de la théorie moderne des marchés financiers : le marché a toujours raison, argument proche de celui cité plus haut : la cotation de l'action baisse donc la valeur n'est pas bonne ! Si le cours de bourse monte, l’opinion doit être positive sur l’action. Les analystes financiers sont des êtres très créatifs, ils ont toujours beaucoup d’imagination pour justifier des valorisations délirantes : avant le krach internet en 2000, les valorisations étaient calculées sur des taux de croissance exponentiels ainsi que sur des multiples de nombres d’abonnés (portails internet, opérateurs téléphoniques). En étant sérieux, il faut reconnaître que la croissance de l’activité des sociétés décroît naturellement avec leur taille (il est plus facile pour une société réalisant 100 millions d’Euros de chiffres d’affaires de doubler son activité que pour Exxon Mobil qui réalise plus de 265 milliards d’Euros de chiffre d’affaires), par ailleurs, le seul critère valable pour apprécier la valorisation d’une société est celui de la rentabilité.

Pour conclure, nous pensons qu’il est vrai qu’à long terme le marché a raison et finit toujours par récompenser les sociétés performantes, à court terme c'est très différent !



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