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Actions pays emergents : est-il trop tard pour y investir ?

Actions pays emergents : dans les pages bourses internationales , nous avons présenté les principaux marchés boursiers émergents.

Notre portefeuille de trackers comprend également environ 1/3 d'actions de pays émergents.

Il ne vous aura pas échappé cependant que les progressions de ces marchés boursiers ont été spectaculaires depuis 2009. Est-ce trop tard pour y investir ?

Quelques éléments de réponses avec 2 interviews de gérants :

Actions Pays Emergents / Interview N°1 :

Les perspectives boursières des pays émergents restent attractives à moyen terme mais la nécessaire phase d'ajustement doit inciter à la prudence en ce début d'année estime Sophie Chauvellier, gérante de fonds de fonds chez Dorval Finance.

"Après une très forte année de rebond en 2009, la performance des marchés émergents en 2010 a été plus modérée à près de 25% en euros, dont +10% en devises locales.

Actions Pays Emergents / Plusieurs constats s’imposent :

- une part significative des gains pour le porteur d’actifs émergents en zone euro résulte en réalité de l’appréciation du dollar par rapport à l’euro;

- la décote relative des marchés émergents vis-à-vis des pays développés à quasiment disparu alors qu’elle était de 30% pendant la crise ;

- une nette discrimination s’est créée au sein des zones et des pays, caractérisée par une surperformance des petits pays tels que la Thaïlande, le Chili ou la Turquie et une sous-performance marquée de grands-pays tels que la Brésil et la Chine ;

- les flux de capitaux privés internationaux à destination des marchés émergents (actions et taux) continuent de progresser à plus de 700 milliards de dollars en 2010.

L’actualité des pays émergents est dorénavant dominée par les problématiques de surchauffe et de résurgence des tensions inflationnistes, à l’exception notable des pays de l’Est, après deux années de forte reprise économique. La réponse des autorités monétaires est donc logiquement celle d’un resserrement, que ce soit via des hausses de taux, ou une limitation des octrois de prêts par les banques afin de ne pas attirer davantage d’entrée de capitaux spéculatifs.

A ce titre, la Chine est aujourd’hui au centre des interrogations au regard de son rôle moteur sur l’échiquier économique international. L’inflation a progressé rapidement ces derniers mois pour atteindre 5.1% en glissement annuel en novembre sur fond de hausse des prix des matières premières, notamment agricoles, mais aussi des salaires et devrait atteindre son pic au printemps 2011. Les autorités monétaires, qui ont annoncé leur deuxième hausse de taux le jour de Noël, devraient poursuivre leur phase de resserrement monétaire début 2011.

Actions Pays Emergents : Ce contexte de retrait de liquidités pèsera encore sur la performance des actifs chinois mais également sur ceux des pays dans sa mouvance, dont le Brésil et un certain nombre de pays d’Asie du Sud-Est.

L’amélioration des perspectives économiques américaines, si elle devait se confirmer dans les mois à venir, plaide en faveur d’une surperformance relative des pays dont les économies lui sont liées tels que le Mexique, la Corée, Taiwan, voire la Russie (via le pétrole).

De même, l’Europe de l’Est, encore très décotée, pourrait bénéficier d’une amélioration de la demande en provenance de l’Europe.

Cette année, outre les risques liés à la mise en place de politiques monétaires plus contraignantes, la zone reste sensible boursièrement à l’évolution de la donne internationale, et ce d’autant plus qu’elle ne présente plus de décote de valorisation.

L’optimisme reste de mise sur les perspectives de la zone à moyen terme. Nous pensons toutefois que la nécessaire phase d’ajustement que traversent les pays émergents justifie davantage de prudence en ce début d’année.

La conjonction du resserrement des conditions monétaires dans ces pays, de l’appréciation de leurs devises, de la hausse de la structure de coûts des entreprises locales, limitera dans un premier temps le potentiel de révision en hausse des résultats attendus, même si la croissance économique restera forte. Nous continuerons donc à être très sélectifs dans notre allocation Pays Emergents cette année. "

Actions Pays Emergents / Interview N°2 :

Vincent Strauss (Comgest) : « En 2011, privilégiez des fonds globaux avec un biais émergent »

Trop de liquidités se sont ruées sur les pays émergents, suivant un effet de mode. Il est préférable d’investir dans un fonds global avec une exposition à la zone émergente estime Vincent Strauss, président du directoire de Comgest.

Actions Pays Emergents / Pour 2011, quel scénario principal retenez-vous ?

V.S : Pour un particulier qui ne voudrait pas prendre trop de risques, il est préférable d’investir dans un fonds global avec un biais émergent. Trop de liquidités se sont ruées sur les fonds émergents parce que c’était la thématique à la mode. Or, si l’Amérique continue de trop consommer, la Chine continue de surinvestir. D’autant que l’inflation salariale est en train de modifier la donne dans les pays émergents. Les taux de marge ont probablement déjà atteint, de ce fait, leur point haut. Nous avons connu le même phénomène dans les années 1970 en Europe.

Par conséquent, il est préférable d'investir dans des sociétés globales, certes présentes dans les pays émergents, mais il convient de faire preuve de modération sur des valeurs spécifiquement émergentes. En résumé, il n’y a pas que les fonds émergents pour jouer les valeurs émergentes !

Actions Pays Emergents / Pourtant, c’est là-bas que se trouve la croissance. La thématique n’est-elle pas incontournable pour un investisseur cherchant à dégager de la performance ?

V.S : Oui, mais il ne faut pas raisonner de façon uniforme. Je me méfie des acronymes simplistes comme le concept de BRIC, incitant à investir dans ces quatre pays sans distinction. Les structures des économies, les niveaux de croissance et de développement ne sont pas les mêmes entre la Chine, l’Inde, le Brésil ou la Russie. Enfin, n’oublions pas qu’à court terme la corrélation est limitée entre la croissance économique et la performance boursière !

Finalement, les marchés des pays développés vous semblent les plus attractifs en 2011 malgré la faiblesse de leur croissance ?

V.S : Effectivement, la situation est médiocre à court et moyen terme mais les entreprises ont des marges élevées et génèrent du cash flow. La valorisation des actions européennes et américaines est très raisonnable dans l’ensemble.

Dernière minute, un article intéressant sur le même sujet :
Corée, Taïwan et Chine vont continuer à performer en 2011

Notre conclusion :

Effectivement une grande sélectivité s'impose, comme d'habitude, constituez vos lignes peu à peu.

On peut regarder les actions des pays de l'est en investissant par le bais des trackers et également se positionner sur l'Afrique (ETF Lyxor Pan Africa).



Pour aller d'actions pays emergents à bourses internationales






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