Placement retraite : utilisation des dividendesPlacement retraite : Une fois n'est pas coutume, nous allons traduire un article du site « dividend growth investing ». Il s'agit d'un site qui nous inspire fortement dans notre méthodologie d'achat de valeurs de rendement. Le propos de l'auteur est de générer des flux de revenus croissants par le biais des dividendes. Il a publié cette semaine un article très intéressant sur les dividendes en tant que placement financier pour la retraite : La règle des 4% dans le cadre du placement retraite La règle des 4% est communément utilisée par les conseillers financiers de façon à estimer le montant optimal du capital que leurs clients retraités peuvent « consommer » chaque année. Le but est d'assurer une préservation suffisante de ce patrimoine pendant toute la durée de la retraite des épargnants.
L'explication probable de cette règle des 4% comme un principe d'utilisation raisonnable du capital tient sans doute au fait que les rendements moyens des placements financiers étaient de 4% pendant les décennies étudiées par les spécialistes. Par contraste, les investisseurs en valeurs de rendement ont tendance à constituer des portefeuilles boursiers générant un flux de revenu annuel pérenne. En détenant un ensemble d'actifs diversifiés produisant des revenus récurrents, ces investisseurs s'assureront que des soucis conjoncturels ou sectoriels n'affecteront pas leurs trains de vie. Un autre aspect positif des portefeuilles constitués de valeur de rendement est que les investisseurs n' utiliseront que le revenu généré par celles-ci (et non pas le capital). Les retraités ayant recours à la règle des 4% vont en revanche subir les aléas des marchés en vendant parfois des titres dans des périodes de marché peu favorables ce qui va réduire plus rapidement la valeur de leur patrimoine financier global et donc les faire dépendre uniquement des retraites financés par le système de sécurité sociale. En revanche, en n'utilisant que le revenu généré par le portefeuille financier, les investisseurs retraités laissent leur capital intact et donc en position de croître plus. C'est le avoir le beurre et l'argent du beurre en quelque sorte ! Les recherches ayant abouti à la règle des 4% sont valables cependant, surtout que les actifs financiers ont rapporté environ 4% par an en moyenne sur la période considérée. Donc je pense qu'un portefeuille financier rapportant de 3 à 4% par an devrait procurer aux retraités suffisamment de revenus pour leur fin de vie. Même si le portefeuille financier génère une rentabilité de départ supérieure à 4%, il est plus sage de ne pas dépenser plus que ce pourcentage chaque année. Ceci laissera de la marge de manoeuvre en cas de baisse des dividendes des valeurs ayant les rendements les plus élevés. Portefeuille placement retraite : Si je devais constituer aujourdhui un portefeuille de valeurs de rendement, je le segmenterais en 4 parties équivalentes : Placement sans risque -25% du capital serait investi en actifs sécurisés versant des intérêts tels que des bons du Trésor. Ce type de support sans risque génère de la stabilité dans le capital et le revenu et constitue une protection en cas de catastrophe économique comme la crise de 1929-1932 aux Etats-Unis ou les deux dernières décennies de décroissance au Japon (1989-2009). Dans les 2 cas précités, les actions ont perdu 80% de leur valeur. Actions catégorie 1 -25% du capital serait investi dans des actions à dividendes élevés mais présentant une faible croissance du coupon. Dans ce type de catégorie, j'inclurais des sociétés comme Kinder Morgan Partners, Energy Partners (EEP) ou Energy Transfer Partners (ETP). Ces sociétés génèrent des revenus stables en acheminant le gaz naturel et le pétrole par leurs pipelines. Un autre secteur pourrait inclure des sociétés foncières telles que Realty Income (O) ou National Retail Properties (NNN). Ces sociétés présentent des cash flow stables provenant de leurs contrats de location à long terme. Un troisième secteur d'activité serait constitué de sociétés gérant des concessions (utilities) comme Con Edison (ED) ou Dominion Resources (D). Les sociétés de ce secteur bénéficient de monopoles sur certaines zones géographiques, procurant de l'électricité, de l'au ou du gaz naturel aux consommateurs. Actions catégorie 2 -25% du portefeuille inclurait des sociétés matures offrant des rendement proches de celui du marché boursier, mais ayant un historique ancien de croissance du dividende. Voici quelques exemples de ce type de société : Johnson & Johnson (JNJ), McDonalds (MCD) ou Kimberly-Clark (KMB). Actions catégorie 3 -25% du portefeuille serait investi dans des sociétés ayant des rendements faibles mais une capacité à faire accroître le dividende d'au moins 10% par an. A long terme, ce type de titre générera une forte croissance du dividende. Walgreens (WAG), Becton Dickinson (BDX) et Medtronic (MDT) sont des sociétés de ce type. Les 2 derniers segments de ce portefeuille ne pourraient générer un fin de course qu'un rendement compris entre 3 et 4%, ils procureront la croissance indispensable qui protégera les revenus de l'inflation. Placement retraite : Exemple de valeurs françaises
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